Alors qu’une grève menaçait de frapper les ports japonais, les négociations salariales du printemps 2026 dans le secteur portuaire du pays ont abouti à un accord le 28 avril, permettant la reprise des négociations collectives centrales entre les syndicats et le patronat. Un accord provisoire visant à améliorer les conditions de travaila été conclu, et le refus de manutentionner les marchandises de nuit, annoncé précédemment, a été annulé. L'accord maintient les termes de l'accord de base conclu le 15 avril. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à continuer de travailler en collaboration pour améliorer les conditions de travail. À l'avenir, les discussions porteront sur la création d'un environnement propice aux augmentations salariales, l'élargissement des avantages sociaux et le renforcement des mesures de sécurité et de santé. Il est clair que la possibilité d'une nouvelle grève dans les ports japonais fait de ces négociations un enjeu majeur pour les deux parties.
Augmentations salariales et cadre de soutien syndical
L'Association japonaise des transports portuaires (JHTA) et ses entreprises membres se sont engagées à promouvoir la mise en place de tarifs de services appropriés afin de permettre des augmentations salariales. Les révisions des systèmes salariaux sectoriels feront l'objet de discussions au sein du comité de politique patronale-syndicale, les décisions judiciaires étant prises en compte dans les délibérations, l'objectif étant de parvenir à une conclusion rapide. Le Syndicat national des dockers du Japon a conservé son droit de grève indépendant et a fait part de son intention de soutenir les syndicats affiliés dans les cas où les augmentations salariales ne seraient pas accordées. Compte tenu des événements récents, la crainte d'une grève dans les ports japonais continue d'influencer ces discussions.
Discussions à venir et amélioration du bien-être
Les deux parties ont confirmé qu’un comité de politique sociale et un comité spécialisé dans l’amélioration des avantages sociaux se réuniraient le 22 mai. L’élargissement des programmes sociaux devrait être au cœur des discussions. Concernant le temps de travail, les deux parties ont affirmé que la semaine de cinq jours était une exigence fondamentale pour le secteur. Une enquête sur l'état d'avancement de la mise en œuvre de la semaine de travail de cinq jours sera menée d'ici la fin septembre 2026, et des efforts plus larges en faveur de son adoption suivront en fonction des résultats. Ainsi, les améliorations en cours visent à répondre aux préoccupations qui ont précédemment conduit à des menaces de grève dans les ports japonais.
Mesures de sécurité et ports désignés
La JHTA s'efforcera de mettre en place un cadre de coordination et de consultation avec l'Association japonaise pour la sécurité de la manutention portuaire afin de renforcer les mesures de sécurité et de santé. En ce qui concerne les ports utilisés par les Forces d'autodéfense et la Garde côtière japonaise, les partenaires sociaux prévoient de demander conjointement au ministère de la Défense et aux autorités compétentes d'organiser des séances d'information à l'intention des acteurs du secteur portuaire et de mettre en œuvre des mesures visant à minimiser l'impact sur les opérations. Il convient de noter que ces efforts visent notamment à empêcher que ne se reproduisent des grèves perturbatrices dans les ports japonais.










0 Commentaires