Comment le transport maritime international peut-il réduire les émissions dues au transport ?
Le secteur du transport maritime international est vital pour l'économie mondiale, mais il contribue également de manière significative au changement climatique en raison des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les émissions liées au transport maritime international représentaient environ 2 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone liées à l'énergie et au transport en 2021. La réduction des émissions [...]

par | Le 24 mai 2023

Le secteur du transport maritime international est vital pour l'économie mondiale, mais il contribue également de manière significative au changement climatique en raison des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les émissions liées au transport maritime international représentaient environ 2 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone liées à l'énergie et au transport en 2021. La réduction des émissions provenant du transport maritime international et du transport routier est essentielle pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux. Pour ce faire, il faudra abandonner les combustibles fossiles au profit d'alternatives à faible teneur en carbone, voire sans carbone, et recourir à l'innovation technologique pour améliorer l'efficacité et les performances.

Émissions de gaz d'échappement d'un grand navire de charge
Les émissions du transport maritime international représentaient environ 2 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone liées à l'énergie et aux transports en 2021.

Réduire les émissions des transports : Stratégies pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux et l'impact de l'accord de Paris sur le climat.

Comme l'exige l'Accord de Paris sur le climat, l'industrie maritime doit adopter des carburants et des technologies à faible teneur ou à teneur nulle en carbone pour les navires océaniques afin de parvenir à des émissions nettes nulles dans le secteur des transports d'ici 2050. L'une des mesures qui peut contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone du transport maritime international est le "Slow Steaming", qui consiste à exploiter les navires à une vitesse inférieure à leur vitesse maximale de conception. La navigation lente peut réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2 jusqu'à 30 %, en fonction du type de navire et de la réduction de la vitesse. La vapeur lente présente également d'autres avantages, tels que la réduction des coûts de maintenance, l'amélioration de la sécurité et la réduction du bruit et des vibrations. Cependant, elle présente également des défis, tels que des temps de transit plus longs, des coûts d'investissement plus élevés pour les nouveaux navires, et des impacts potentiels sur la qualité des cargaisons et les chaînes d'approvisionnement.

Transport maritime international et émissions de gaz à effet de serre

Le transport maritime international est devenu l'un des principaux contributeurs aux émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), représentant environ 2 % des émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie en 2021. Cela est dû en grande partie à la combustion de combustibles fossiles tels que le diesel marin, qui produit des émissions de dioxyde de carbone (CO2), d'oxyde nitreux (N2O) et de méthane (CH4). Les températures mondiales augmentant à un rythme alarmant, il est essentiel de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur maritime. L'AIE estime que les carburants à faible teneur en carbone devraient représenter environ 15 % de la demande énergétique totale du transport maritime international d'ici à 2030 et près de 100 % des émissions totales du secteur des transports d'ici à 2050, afin de parvenir à des émissions nettes nulles dans le secteur des transports mondiaux d'ici au milieu du siècle.

Un thermomètre dans le ciel, indiquant une température élevée. Les températures augmentent dans le monde entier en raison du changement climatique.
Les températures mondiales augmentant à un rythme alarmant, il est essentiel de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur maritime.

Règlements de l'Organisation maritime internationale sur le secteur des transports et les émissions de dioxyde de carbone

Une autre mesure qui peut contribuer à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre provenant du secteur des transports est la mise en œuvre des nouvelles réglementations de l'Organisation maritime internationale (OMI). Cette réglementation limite la teneur en soufre des carburants marins à 0,5 % en poids, contre 3,5 % auparavant. La nouvelle réglementation, connue sous le nom d'OMI 2020, est entrée en vigueur le 1er janvier 2020 et vise à réduire les émissions d'oxyde de soufre des navires de 77 %, soit une réduction annuelle d'environ 8,5 millions de tonnes. Les émissions d'oxyde de soufre nuisent à la santé humaine et à l'environnement, en provoquant des problèmes respiratoires, des pluies acides et l'acidification des océans. Les nouvelles réglementations ont également un effet positif sur les émissions de CO2, car les carburants à faible teneur en soufre ont tendance à avoir une plus faible intensité de carbone que les carburants à haute teneur en soufre.

Options de conformité à l'OMI 2020 pour l'industrie maritime : Avantages et inconvénients

Toutefois, l'OMI 2020 pose également quelques difficultés au secteur maritime, telles que l'augmentation du coût des carburants, les problèmes de disponibilité et de qualité des carburants à faible teneur en soufre, ainsi que les mécanismes de mise en conformité et d'application. Pour se conformer à l'OMI 2020, les propriétaires et exploitants de navires ont trois options principales : passer à des carburants à faible teneur en soufre tels que le gazole marin (MGO) ou le fioul à très faible teneur en soufre (VLSFO), installer des systèmes d'épuration des gaz d'échappement (EGCS) ou des épurateurs qui éliminent le soufre des gaz d'échappement avant qu'ils ne soient rejetés dans l'atmosphère, ou utiliser des carburants alternatifs tels que le gaz naturel liquéfié (GNL), les biocarburants, l'hydrogène ou l'ammoniac qui ont une teneur en soufre faible ou nulle.

Vers un transport maritime sans émissions : Objectifs de l'AIE en matière de carburants à faible teneur en carbone et d'innovation technologique

Si ces mesures peuvent contribuer à réduire les émissions du transport maritime international à court terme, elles ne sont pas suffisantes pour atteindre les objectifs de décarbonisation à long terme du secteur des transports. Selon l'AIE, les carburants à faible teneur en carbone doivent représenter environ 15 % de la demande énergétique totale du transport maritime international d'ici à 2030, et près de 100 % d'ici à 2050, pour aligner les émissions mondiales du transport sur le scénario "zéro net". Cela nécessitera des innovations technologiques, des politiques de soutien et une collaboration dans l'ensemble du secteur des transports pour permettre le développement et le déploiement de navires océaniques à zéro émission.

Un porte-conteneurs traverse l'océan Atlantique alors que le soleil se lève.
Le secteur du transport maritime devra adopter des changements plus radicaux pour faire face au changement climatique et assurer un avenir durable pour lui-même et pour la planète.

Le transport maritime international doit s'engager dans des changements radicaux pour un avenir durable

En conclusion, le transport maritime international est confronté à une transformation importante pour réduire son empreinte carbone et ses émissions globales et se conformer à l'agenda climatique mondial. La navigation lente et les normes de l'OMI sur les carburants à faible teneur en soufre sont deux mesures importantes qui peuvent aider à atteindre cet objectif à court terme, mais elles sont insuffisantes à long terme. Le secteur du transport maritime devra adopter des changements plus radicaux dans le choix des carburants, le transport de marchandises et la conception des navires pour faire face au changement climatique et assurer un avenir durable pour lui-même et pour la planète.

Pour en savoir plus sur l'engagement de SGL en matière de développement durable, cliquez ici.

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